Le cinéma coréen
Le cinéma sud-coréen s’est désormais fait une place dans le monde des images, même si sa réussite commerciale reste très variable. Le succès encore récent de Parasite peut être trompeur. Naturellement, la réalité des œuvres cinématographiques coréennes (dramas, films, documentaires, court-métrages…), Nord, Sud, Yanbian et, pourquoi pas, diaspora(s), est bien plus large que les petits échos réducteurs de l’actualité. C’est pourquoi nous voulons nous pencher sur l’ensemble de la production, des productions, y compris en nous intéressant à des créations hors de ces aires géographiques, dans la mesure où elles y ont joué un rôle. Les 55 Jours de Pékin ou tel James Bond ont formaté les regards ici avec plus d’efficacité que bien des chef d’oeuvres locaux. On pourra s’en lamenter ailleurs, mais les entrées de notre dictionnaire ne sont pas les produits de jugements de valeur, elles découlent d’un désir de forger un panorama. Celui-ci ne pourra pas être complet, c’est une évidence, mais il est destiné à être complété, régulièrement.
Nous ne souhaitons pas nous limiter aux films, ni aux seules œuvres. Acteurs, metteurs en scène, studios, personnages pourront les rejoindre, afin de constituer un ‘ensemble coréen’. Si celui-ci partage, parfois trop, bien des caractéristiques avec d’autres cinémas, à commencer par le cinéma américain, il possède un certain nombre de spécificités que nous souhaitons faire apparaître dans ce travail. Son ampleur théorique nous interdit d’envisager un travail individuel et nous sollicitons les participations bénévoles, sur le modèle des entrées déjà proposées.
