It’s not her Sin, 1959, Sud
It's Not Her Sin, 그 여자의 죄가 아니다, Geu yeoja-ui joega anida, Ce n’est pas sa faute (ou son péché), 신상옥, avec 노능걸 , 주증녀 , 최은희 , 이민 , 전택이, NB, 104’

Dans l'escalier étonnamment vide du Ministère des Affaires étrangères, Seong-hee, épouse de Baek Sang-ho, ancien ambassadeur en France, tire sur sa “soeur adoptive” (adoption entre adultes) Young-sook (jouée par Choi Eun-hee, épouse de Shin Sang-ok), qui refusait de l’écouter. Elle refuse de parler devant le procureur, malgré sa tête de Kim Young-sam sympa. Pour la presse, c’est une histoire de triangle amoureux. C‘est exactement ce que pense le procureur, tellement gentil qu’on doit d’abord vérifier si le film n’est pas un Disney. Il convoque Baek Sang-ho, qui croit comprendre que sa femme menait une double vie avec l’amant de sa soeur. Celle-ci, qui n’est donc pas morte, ne parle pas non plus, se contentant de pleurnicher sur l’épaule gauche de Myeong-chol, son fiancé. Celui-ci lui annonçant que l’ex-ambassadeur parle de divorce, elle file avec lui chez le procureur et raconte tout devant tout le monde. Il reste 73 minutes de film.
Young-sook, tombée enceinte pendant sa relation avec le truand Sang-geun, habillé en gangster dans le film, cherche à avorter, mais la vue d’une autre patiente l’en empêche, d'autant qu'elle découvre qui est réellement son petit ami. ”Je porte un enfant” dit Young-sook. “Ca veut dire que tu es enceinte?” demande sa sœur, finaude. Il reste 60 minutes de film. Seong-hee, qui ne peut pas en avoir, propose de garder le bébé et promet à Young-sook de garder le secret. Pendant que son mari est à l'étranger, elle se fait passer pour la mère de l'enfant.
Quelques années plus tard, Sang-geun revient du Japon et demande à Young-sook un million de won. Elle en parle à Seong-hee, qui promet de récolter l’argent en vendant un cadeau de mariage. Pendant ce temps, Young-sook commence à s’attacher à son fils biologique, Sik-i. Elle va jusqu’à demander à Seong-hee de lui rendre. Tout part en vrille (musique), Young-sook court au ministère des Affaires étrangères pour tout dire à Baek Sang-ho. Seong-hee, qui l’a suivie avec un revolver, lui tire dessus et elle est arrêtée. Après avoir tout avoué, Young-sook demande au procureur de pardonner à Seong-hee, et une fois libérée, dit à Young-sook d'emmener l'enfant avec elle. Mais après l’avoir vu pleurer dans les bras de Sung-hee, Young-sook s’en va avec Myeong-cheol. Les femmes et les enfants pleurent.
Encore un happy-end destructeur chez un Shin Sang-ok dont les films sont alors de plus en plus efficaces. Candidat au titre de mélo du siècle, ce Shin Sang-ok affronte pourtant certains démons de la société coréenne fasciste de Syngman Rhee, avec une franchise étonnante.
