top of page

Stray bullet, 1961, Sud

Obalt’an, 오발탄, Une Balle perdue, FIlm de Hu Hyôn-mok d’après la nouvelle de Yi Pôm-son, avec Choe Mu-ryong, Kim Chin-gyu, NB, 106’

Stray bullet, 1961, Sud

Peu de films témoignent autant de leur année de production. La fin de la guerre civile n’est pas loin, deux après-Guerre ratées en 8 ans, puis 15 ans de dictature Yi Sûngman, incapable de développer le pays. Les trois fils et la fille d’une veuve sénile n’hésitent devant rien pour s’en sortir, sans jamais y arriver. Aucun film sud-coréen n’a jamais été aussi près du néoréalisme italien. La réalité sociale et la fatalité sont illustrées par le mal de dent dont souffre une des fils, mal qui persiste même une fois la dent arrachée ! Rien dans ce film du volontarisme, du messianisme et de l’optimisme coréens, pas si naturels donc.
Pour cette famille immobile, il n’existe qu’un seul but, partir, trouver mieux ailleurs, ce qui fait inévitablement écho aux souhaits d’une population qui n’a que l’île de Cheju pour défouler ses fantasmes de voyage. Pour le régime, l’aisance matérielle est à venir, pour la population pense comme la vieille qui est passée par tous les rames du pays: Partons !
Deux frères et une sœur végètent donc dans une baraque. L’aiée essaie de nourrir ses deux gosses et sa femme maladive enceinre, la fille se prostitue et le cadet rate un braquage de banque. Obaltan reste l’un des films sud-coréens les plus connus et les plus représentatifs, naturellement interdit à sa sortie.

bottom of page