Mandala, 1981, Sud
Mandala, 만다라, film de Im Kwônt’aek d’après une fiction de Kim Sôngdong, avec An Sônggi, Chon Musong, Pang Hûi, couleur, 110’

Présenté en français avec le titre aussi tarte que logocentriste, Deux Moines, Mandala est le premier film vraiment célébré d’un cinéaste qui en vingt ans en a déjà tourné plus de … 70. Certains étaient souvent des séries B ou Z, mais il produit désormais des œuvres beaucoup plus exigeantes, annoncées dès son premier film, Adieu Fleuve Tuman, en 1962. Une des principales veines créatives d’Im Kwon-taek a été le bouddhisme, pour des raisons probablement plus esthétiques que théologiques, ce qu’on peut regretter. Le bonze Pobun, torturé par ses interrogations métaphysiques, rencontre Chisan, un autre bonze particulièrement atypique et toujours en mouvement. Comme de juste, les longs silences dominent, laissant la place à toutes les introspections, permettant au spectateur occidental de pénétrer dans la vie quotidienne d’un monastère. Pour beaucoup, ce film signale l'apparition du cinéma sud-coréen sur la scène internationale, apparition qui doit beaucoup à Im Kwont’aek, avant que celui-ci ne laisse la place sur ce créneau à Kim Ki-duk.
