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Iôdo, 1977, Sud

L’île de Iô, 이어도, film de Kim Ki-young, d’après la novella de Yi Chôngjun, avec Yi Hwa-si, Kim Chông-ch’ôl, couleur 110’

Iôdo, 1977, Sud

Autant les œuvres de Yi Ch’ôngjun ont souvent été adaptées au cinéma, autant les metteurs en scène s’en sont largement affranchis, tant de l’intrigue que du propos. L’île de Iô ou L’île d’Iô, novella parue en 1975, s’appuie à la fois sur un mythe type Atlantide et sur le rapport particulier que les gens du sud-ouest ont (auraient) avec l’insularité, qu’incarnent avant tout les habitants de Cheju, longtemps considérés comme à part, avant que leur terre ne soit bétonnée. Car avant cela, elle a été l’objet d’un des pires massacres de la guerre civile, deux ans même avant le déclenchement des hostilités directes. Au moins 30.000 morts, au moins la moitié de la population. Inutile de dire que les îlotes en ont conçu un ressentiment proche de celui des voisins du Chôlla-do, souvent appelé han. C’est là qu’a pris forme la légende de l’île d’Iô, une île introuvable où trouveraient refuge les marins victimes d’un naufrage. Il n’en reste plus grand chose dans ce film passablement prétentieux, dont on dirait qu’il n’existe que pour que le metteur en scène fasse joujou avec son zoom.

Patrick Maurus
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