Space Sweepers, 2021, Sud
Space Sweepers, 승리호, Seungniho, Le Vaisseau Victoire, de Jo Sung-hee, avec Joong-ki Song, Tae-ri Kim, Seon-kyu Jin, couleur, 137’

Dernier avatar de la grande vague de science-fiction qui submerge la Corée du Sud, ce film nous conduit en 2092, à un moment où la terre est devenue absolument inhabitable. Quelques-uns vivent dans le monde paradisiaque d’UTS, fait de technologie idéale et menaçante, réalisant les rêves d’Elon Musk, d’autres autour, citoyens de seconde zone. Nous suivons la space odyssée d’un vaisseau de nettoyeurs des débris de l’espace, quatre branquignoles dont un robot, criblés de dettes. A l’occasion d’une de ses sorties sur leur vaisseau spatial La Victoire, l’équipage découvre une fillette robot de 7 ans enlevée deux jours plus tôt par les Black Foxes et présentée comme une arme extrêmement dangereuse. Ils essaient de monnayer son échange et provoquent des catastrophes en chaîne. On découvre vite que la petite robot est humaine, génétiquement modifiée, et utilisée par les monstres de la firme UTS qui veulent maintenant la détruire et détruire la terre. Inversement, elle peut la sauver. Elle a dû regarder le Cinquième Elément. Et la Guerre des Etoiles. Les Pieds nickelés dans l’espace s’unissent à tous les opposants contre le méchant, avec un dédain appuyé du moindre vraisemblable, survivant même à une explosion atomique.
Le film joue sur des dialogues multinationaux très orientés américano-coréen, grâce auquel plus il fait appel à la science, plus il nous vend un salmigondis métaphysique futuriste (Le Séoul de l’avenir est assez bien rendu), mais la musique de la boîte de nuit reste très actuelle. Avec une succession assez hystérique d’effets spéciaux et de bagarres entre vaisseaux spatiaux, faite pour ravir les amateurs de jeux vidéos, plus que ceux de SF, passés depuis longtemps à autre chose, le tout entrecoupé de scènes de quasi farce. La difficulté tient au manque total de style et de personnalité. Une sorte de film sans auteur, qui vise sans doute les médiatiques ‘génération Z’, comme Zoomers, et ‘génération Alpha’, dont le seul outil culturel est supposé être le portable.
