A Sister’s’ Garden, 1959, Sud
A Sister's Garden (Jamae-ui hwa-won), 자매의 화원, de Shin Sang-ok, avec Choi Eun-hee, Choi Chi-hui, Kim Sok-hu, Kim Seung-ho, bande-son faite de musiques classiques occidentales, post-synchronisation d’époque, NB, 108’

Pendant que ses filles pique-niquent, leur père, le Dr Nam, en maquillage d’époque mais criblé de dettes, décède, laissant au docteur Suncheol en testament pour sa fille aînée, Jeong-hee, qu’elle épouse le peintre Dong-su (Nam Goong-won). La maison risquant d'être saisie reprise en raison de la dette, Suncheol vend secrètement sa maison pour aider Jeong-hee, qu’il aime sans pouvoir le lui dire à cause des dernières volontés du Dr Nam. Jeong-hee cherche un emploi pour assumer la responsabilité des moyens de subsistance de la famille. M. Bang, guéri par le docteur Dr Nam, recommande sans méchanceté à Jeong-hee de devenir une… Madame. Il lui fait même visiter l’endroit luxueux où elle devrait peut-être “servir à boire” à des politiciens ! Sa cadette Myeong-hee (qui rêve d’ouvrir une boutique et tousse en buvant de l’alcool) tombe amoureuse de Dong-su et annonce leur mariage. Jeong-hee leur souhaite du bonheur, malgré les dernières volontés de leur père, mais Myeong-hee révèle à Sun-cheol les projets de sa sœur. Jeong-hee accepte la place de Madame. Un grand drame, bien souligné par la musique, survient lorsque le petit frère voit la cadette embrasser son fiancé dans sa chambre et l'aînée boire un verre de bière. Laquelle cadette a utilisé les papiers de la maison pour garantir l’achat de sa boutique. On ne sait pas ce qui est le plus grave. De plus, la cadette croule sous les dettes et demande à Jeong-hee d’aller en emprunter à M. Bang. Jeong-hee, déboussolée, est sur le point d'accepter la demande en mariage de Bang, mais Sun-cheol lui avoue son amour. Alors Bang abandonne chevaleresquement la partie, tout en lui offrant la maison où elle était Madame. Suprême délicatesse ou marque indélébile ?
Film déjà ancien (on parle encore en hwan), qui n’offre guère de vues de l’ancien Séoul, mais quand on parle Sinchon ou Mapo, on se retrouve pratiquement à la campagne. Beau portrait de femme, sans doute, mais que le happy-end transforme en femme vertueuse, alors que tous profite d’elle, avec son accord hésitant, “pour le bien de la famille”. On est tellement loin encore de Maman et le locataire.
