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Mimong, 1936, Sud

Mimong, 미몽 (죽음의 자장가), Mimong (Chuk’ûmûi chajangga), Illusion (Berceuse de la mort), Sweet Dream (Lullaby of Death), de Yang Chunam , avec Lee Geum-ryong, Mun Ye bong, Yu Sôn-ok, 1936, NB, 48’ (le reste a disparu; son très médiocre)

Mimong, 1936, Sud

Aesun est une épouse de bonne famille extrêmement vaniteuse et dépensière qui ne prend pas soin de son ménage. Elle va jusqu’à boire de la bière avec un inconnu (un pickpocket qui fait semblant d’avoir trouvé son sac). Ne pouvant plus la supporter, son mari la chasse. Abandonnée par son mari et sa fille Chônghûi, elle se retrouve dans un hôtel de luxe avec son amant, le pickpocket Changgôn. Un jour, elle qui maintenant fume, découvre que celui-ci n’est pas l’homme riche qu’il prétendait être, mais un criminel qui habite dans un pressing. La bande de Changgôn s’éclipse d’un spectacle de danse pour aller cambrioler l’hôtel, tandis que Aesun est fascinée par le danseur. Aesun les surprend et les dénonce à la police.
Aesun qui s’intéresse au danseur le suit en taxi. Vues furtives de Namdaemun et de la gare. Pour ne pas manquer le train que le danseur va prendre, Aesun presse le taxi qui renverse Chônghui qui traversait. Chônghûi se réveille à l’hopital, mais Aesun, écrasée par la culpabilité, se suicide aux médicaments dans la chambre sa fille (scène plutôt réussie) au moment où surgit son ex-mari prêt à la tuer.
Mélo fondé comme de juste sur des valeurs traditionnelles (la mauvaise mère de famille), mais adaptées à la situation urbaine nouvelle (enfant unique, tentations de la ville). Pas seulement pourtant. Les ravages du protestantisme importé se font sentir, dans la construction de la narration : faute, conscience de la faute, rédemption par la mort. Preuve qu’il peut parfaitement cohabiter avec le confucianisme.

Patrick Maurus
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