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Histoire de Noktu (L’), 2019, Sud

The Tale of Noktu, 조선로코 녹두전, L’Histoire de Noktu, 2019, drama KBS, de Kim Dong-hwi, Corée du Sud, couleur, 32x35’, avec Jang Dongyun, Kim So-hyun, Kang Tae-oh

Histoire de Noktu (L’), 2019, Sud

Si elle se présente d’abord comme un drama en costumes bien propres, L’Histoire de Noktu offre un scénario bien plus imaginatif que la moyenne, ce qui explique certainement en partie son grand succès lors de sa diffusion sur la KBS2 en 2019. Ce 조선로코 녹두전, Chosônnok’o noktujôn se donne à la fois comme une adaptation du webtoon de Hye Jin-yang (Naver webtoon, 2014) et comme une continuation culturelle des fictions classiques, auxquelles son titre emprunte leur rhétorique (Ch’unhyangjôn, Yangbanjôn, etc.). Toutefois, l’insertion de ro-k’o dans le titre, pour ‘romantic comedy’, a vite fait de nous ramener au drama du XXIème siècle. Et peut-être aussi de désamorcer ce que le scénario aurait pu avoir d’explosif.
Le prologue nous montre la famille de Noktu agressée par des tueuses masquées. Il poursuit celle qu’il a blessée et empêchée de se suicider. Il la retrouve à Hanyang (nom de Séoul pendant Choson) alors que, déguisée en homme, elle essaie d’abattre le roi d’une flèche, mais ils sont pris tous les deux dans une rafle de la police. Il parvient à les faire libérer, et quelques péripéties plus tard, Noktu se retrouve à suivre Dongju, toujours aussi violente, jusqu’à un village où il est vite repéré : il n’y a que des femmes. Un peu d’originalité, même si le conte d’origine a disparu. Passé à tabac et expulsé, il sauve une jeune femme qui fuit son beau-père et cherche le ‘village des veuves’. Il en profite pour y entrer à nouveau, déguisé en femme. Une bizarrerie entraînant une étrangeté, le village de femmes jouxte une maison de kisaeng, terme dont la traduction la plus douce est courtisane. Mais la série joue très peu de cette corde.
Le récit parallèle, qui semble désormais la règle de bien des dramas, en particulier en costumes, nous conduit au palais où un méchant ministre fait torturer tous ceux qu’il soupçonne d’avoir voulu le tuer. Un secret le lie au père de Noktu, qui oblige ce dernier à se cacher depuis des années, se faisant passer pour mort pendant les invasions japonaises. C’était pourtant un ami du roi.
Noktu a compris depuis longtemps (nous aussi) que les responsables de l’attaque contre son père se cachent dans le village des veuves. Et pendant ce temps, la patronne des kisaeng et le roi évoquent un enfant perdu depuis longtemps… Damned, et qui cela peut-il être! il reste 28 épisodes pour le savoir, pour savoir ce que deviendra la conspiration du brutal prince Neungyang (suspense historique très relatif, chacun sachant qu’il a détrôné le non moins brutal roi Kwanghae) et qui est le chef du mystérieux corps des femmes adepte des arts martiaux.

Patrick Maurus
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